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La transaction : comment sceller un accord définitif ?

La transaction est un contrat écrit par lequel les parties mettent fin à un litige (ou en préviennent un) en se faisant des concessions réciproques (art. 2044 du Code civil). Entre les parties, elle a l'autorité de la chose jugée : le différend ne peut plus être rejugé (art. 2052). On peut lui donner force exécutoire pour la faire exécuter au besoin.

Mis à jour le Particuliers et professionnels

Quand utiliser cette démarche

Quand les parties se sont mises d'accord (seules ou avec l'aide d'un médiateur, d'un conciliateur ou de leurs avocats) et veulent fermer définitivement le litige. La transaction suppose des concessions réciproques : chacun renonce à une partie de ses prétentions. Sans concessions de part et d'autre, ce n'est pas une transaction.

Étapes

  1. Poser par écrit l'objet du différend et ce sur quoi chacun renonce.
  2. Rédiger les engagements précis (qui fait quoi, combien, quand).
  3. Signer : la transaction lie les parties dès la signature.
  4. Si besoin, lui donner force exécutoire (voir « valeur d'un accord amiable »).

Valeur juridique

Entre les parties, la transaction a l'autorité de la chose jugée (art. 2052) : on ne peut pas revenir devant le juge sur ce qu'elle règle. Pour pouvoir la faire exécuter de force, on lui confère la force exécutoire (homologation par un juge, ou formule apposée par le greffier depuis 2025 — art. 1541 du CPC).

Points de vigilance

Une transaction mal rédigée (objet flou, absence de concessions réelles) peut être fragilisée. Sur les enjeux importants, faites-la relire par un professionnel.

Sources

  • Code civil, art. 2044 et 2052 — Légifrance.
  • CPC, art. 1541 ; service-public.fr, « La transaction ».

Textes de référence

  • Code civil art. 2044
  • Code civil art. 2052
  • CPC art. 1541

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